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Quand on parle de Vivienne Westwood, vous pensez : excentricité, Londres et décalé. Il est vrai que cette créatrice de mode est connue pour son anti-conformisme mais pas seulement.  En ce moment et jusqu’au 31 janvier, l’exposition “Vivienne Westwood : a life of fashion” a pris place sur Hong Kong à l’Artis Free sur l’île de Hong Kong. Je vous avoue que je ne connaissais que très peu le parcours de la Grande Dame et je fus agréablement surprise de la qualité et la manière dont cette expo célèbre la carrière de la styliste. Elle fait partie des créatrices les plus influentes du monde.

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Pour commencer, première bonne nouvelle : l’entrée est gratuite. On évolue dans l’univers Westwood à travers 26 thèmes différents. Première étape : “The early years” (les premiers temps) : 1941-1980. Vivienne Isabel Swire est né en 1941 à Londres. Non prédestinée à la mode, la rencontre fortuite de Malcolm Mac Laren en 1965, son premier mari, la conduit à jouer un rôle vital dans l’émergence du “Punk Rock” dans les années 70. Leur première boutique “LET IT ROCK”, créée en 1971, spécialiste des vêtements rock’n'roll des années 50 devient “SEX” en 1975 : le couple se concentre sur une mode plus minoritaire et provocante. Puis, “THE SEDITIONARIES”, une audacieuse collection destiné aux Punks contre l’établissement. Cette période est la plus “noire” de la carrière de Westwood et reste la moins intéressante à mes yeux.

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En 1981, Vivienne change de direction. le premier défilé du couple à l’Olympia s’intitule “Pirate”, comme pour les Punks, c’est unisexe. Puis, suivent les collections Eté “Savage” (Sauvage) et hiver 1982 “Nostalgia of Mud”. Pour l’été 1983, “Punkature”, contraction des mots Punk et Couture, très inspirée du film “Blade Runner”. Enfin, la dernière collaboration du couple se fera avec la collection hiver 1983 “Witches” (Sorcières), des vêtements et manteaux oversized. A travers cette période, malgré sa forte personnalité et sa volonté de surprendre le public, la créatrice cherche son style.

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Les collection été “Mini crini” et hiver 1985 “Harris Tweed” sont de véritables révélations. La première, est l’anti-thèse du style masculin avec épaulettes, elle s’est inspirée du ballet de Petrushka avec la crinoline qui donne à la fois à la tenue un air sexy et enfantin. La seconde, montre son obssesion avec la royauté. Elle s’inspire du “Barathéa”, laine traditionnellement utilisée pour les uniformes et l’équitation. A travers sa douce parodie du système établi, Vivienne Westwood réflète la contradiction dans son travail : son respect à la fois de la tradition et la culture anglaise (tweed) et son appétit de liberté sexuelle (images pornographiques).

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A partir des années 1990, ses créations commencent à recevoir des acclamations internationales, cette période correspond à celle de la maturité : costumes ultra-féminins, des ensembles complexes en tweed et tartan et des opulentes robes de soirées. Le raffinement du design français et la robe taillée sur mesure anglaise sont l’objet d’inspiration pour introduire un air de romance et aristocratique. La mode telle que nous la connaissons est le résultat de l’échange d’idées entre la France et l’Angleterre”. Le corset retravaillée est devenue sa marque de fabrique. Elle le transforme de symbole de contrainte en une expression de la sexualité féminine et de puissance.Je prends quelque chose du passé qui a une sorte de vitalité qui n’avait jamais exploitée, comme la crinoline et il devient intense. A la fin, tu fais quelque chose d’original parce que tu surpasses tes propres idées”.

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C’est incontestablement “the Metropolitan Jacket” qui est ma pièce favorite (et oui, au risque de vous décevoir je suis clasique), veste issue de la collection hiver 1995 “Vive la Cocotte”. D’ailleurs la styliste, avec son franc-parler habituel, ne cache pas qu’elle rappelle l’esprit du travail du couturier Christian Dior : la taille haute et marquée.  Vivienne Westwood admire la façon dont le couturier français adapta les éléments  du costume masculin à la forme féminine.

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Toujours précurseur, Vivienne Westwood remet au goût du jour le fameux tissu “tartan”. Sa fascination pour les traditions Galloises (comme source d’inspiration et sujet de parodie) apparaît fréquemment dans ses collections. Utilisant un mélange de tartans, motif riche par ses différentes couleurs.

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Elle contribue à notre rêve de princesse par sa collection “Café Société” par des robes de soirées extravagantes par leur volume surdimensionné. “Tu as une bien meilleure vie si tu portes des vêtements impressionnants.”

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Enfin, on termine en beauté avec quelques chaussures exposées qui ont fait la renommée de Westwood. On ne peut que se rappeler lors du défilé hiver 1993 “Anglomania” de la cascade de l’inoubliable de Naomi C. (quelle garce qu’on peut  faire!) portant son ensemble tartan et ses “mock croc” plateformes, les objets du délit ou plutôt de la gloire… Des chaussures exultant dans l’exagération!

J’en suis ressortie toute pimpante, Vivienne Westwood est une femme impressionante et renversante de par sa force de travail, ses convictions profondes et ses engagements. J’aime son côté engagé et rebel, son univers poétique, les réfèrences empruntées à la littérature et l’art et le ton de l’humour qui entoure chacune de ses collections.  Je ne suis pas une fan de son style mais j’ai une toute autre vision de son univers et je peux vous dire que j’en ai appris… En clair,  Vivienne tu m’as conquise!